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Concevoir un itinéraire pour un air plus pur — 10 règles qui fonctionnent

Petits ajustements d’itinéraire qui réduisent sensiblement l’exposition à la pollution pendant l’exercice. Des règles fondées sur des données pour choisir des parcours de course et de vélo plus propres.

Réponse rapide

Le choix de l’itinéraire peut réduire l’exposition à la pollution de 30 à 50 % ou plus. Principes clés : rester à plus de 150 mètres des routes fréquentées, éviter les canyons urbains et les carrefours engorgés, privilégier les parcs et les chemins le long de l’eau, et rester au vent des axes très fréquentés si possible.

Ce guide fournit des conseils généraux et ne constitue pas un avis médical. Consultez un professionnel de santé si vous souffrez de troubles respiratoires ou cardiovasculaires.

Pourquoi le choix de l’itinéraire compte

La pollution varie considérablement d’un pâté de maisons à l’autre. Les recherches montrent que les concentrations de particules ultrafines peuvent chuter d’environ moitié à 150 mètres d’une route fréquentée. Les carrefours — où les véhicules tournent au ralenti puis accélèrent — présentent des concentrations de particules bien plus élevées que les segments en ligne droite. Le parcours que vous choisissez compte plus qu’on ne le pense.

À retenir

  • Variation de pâté en pâté : La qualité de l’air peut différer nettement entre un axe principal et une rue parallèle à un seul pâté de maisons.
  • L’effet des 150 mètres : Les particules ultrafines et le NO₂ diminuent sensiblement dans un rayon de 150 mètres d’une route principale. Même un seul pâté de maisons de recul aide.
  • Points chauds aux carrefours : Les véhicules au ralenti puis en accélération aux feux rouges produisent des pics de concentration de particules bien supérieurs aux niveaux en ligne droite.
  • Les parcs, zones d’air pur : Les grands espaces verts présentent généralement des niveaux de PM2,5 nettement inférieurs aux rues environnantes, offrant des couloirs d’air plus propre pour l’exercice.

La bonne nouvelle, c’est que de petits changements — traverser une rue, couper par un parc, éviter un carrefour chargé — peuvent réduire sensiblement votre exposition sur un entraînement typique.

10 règles pour des parcours plus propres

Restez à plus de 150 mètres des grands axes

Les particules ultrafines et le NO₂ diminuent nettement avec la distance au trafic. Même un pâté de maisons de recul entre vous et une route fréquentée fait une vraie différence.

Évitez les canyons urbains

Des immeubles élevés de part et d’autre d’une rue étroite piègent les gaz d’échappement et réduisent la circulation de l’air. Préférez les rues larges ou les parcours en espaces ouverts.

Privilégiez les parcs et espaces verts

Les grands parcs présentent généralement des niveaux de PM2,5 nettement inférieurs aux rues environnantes. Les arbres et la végétation filtrent une partie des particules, et l’éloignement du trafic réduit les concentrations.

Utilisez le vent à votre avantage

Courez face au vent par rapport aux sources de pollution si possible. Un vent arrière provenant d’une route fréquentée pousse les gaz d’échappement vers vous et augmente votre exposition.

Réduisez le temps passé aux carrefours

Les véhicules au ralenti puis en accélération aux feux créent des pics de particules. Planifiez des parcours avec moins de feux rouges et moins de temps d’attente aux passages.

Choisissez les heures creuses

Le trafic des heures de pointe multiplie la pollution le long des routes. Les parcours tôt le matin, en milieu de journée ou en soirée en dehors des heures de pointe sont souvent nettement plus propres.

Montez en altitude

L’air froid et les polluants peuvent s’accumuler dans les vallées, les passages souterrains et les zones basses. Un léger dénivelé positif offre souvent un air plus propre, surtout pendant les inversions.

Courez le long de l’eau

Les chemins au bord de l’eau bénéficient d’une exposition ouverte et de moins de sources de trafic à proximité. Les brises marines ou lacustres contribuent aussi à disperser les polluants.

Recherchez les rues bordées d’arbres

La canopée urbaine peut offrir une filtration modeste des particules. Les haies denses entre vous et la circulation sont plus efficaces que des arbres épars le long du parcours.

Évitez les chantiers actifs

Les chantiers de construction génèrent des particules grossières et de la poussière qui font grimper localement les PM10. Faites un détour plutôt que de traverser le nuage de poussière.

Vérifiez la qualité de l'air de votre itinéraire

Consultez l'AQI segment par segment le long de votre parcours de course ou de vélo avant de partir.

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Mettre le tout en pratique

Vous ne pourrez pas respecter les 10 règles à chaque sortie — et ce n’est pas nécessaire. Combiner ne serait-ce que 3 ou 4 de ces principes fait une vraie différence. Un parcours à travers un parc qui évite deux grands carrefours et ne longe pas l’axe principal est déjà nettement plus propre que le trajet direct le long du trafic.

Utilisez l’analyse d’itinéraire d’Aeriqo pour comparer les alternatives. Téléchargez deux versions de votre parcours habituel et comparez l’AQI segment par segment. De petits détours ajoutant une minute ou deux peuvent réduire significativement votre exposition à la pollution.

Questions fréquentes

Le choix de l’itinéraire fait-il vraiment une différence ?

Les études montrent que les itinéraires par les rues secondaires peuvent présenter 30 à 50 % de pollution en moins que les axes principaux parallèles. L’effet est le plus marqué pour les particules ultrafines et le NO₂, qui diminuent fortement avec la distance au trafic.

Les pistes cyclables le long des routes sont-elles vraiment plus propres ?

Cela dépend de la séparation. Une bande cyclable peinte sur la chaussée n’offre quasiment aucune protection contre les émissions du trafic. Un itinéraire physiquement séparé par une haie, une barrière ou un bâtiment est nettement meilleur.

Les arbres filtrent-ils vraiment la pollution ?

Les arbres offrent une filtration modeste des particules. Les haies denses entre vous et la route réduisent l’exposition plus efficacement que des arbres épars. Mais aucune végétation ne compense entièrement la proximité d’un trafic dense.

Et courir sous la pluie pour un air plus propre ?

La pluie lessive effectivement les particules de l’air, et les conditions après la pluie sont souvent plus propres. L’effet varie selon l’intensité et la durée de la pluie. Consultez notre guide sur la fenêtre d’air pur après la pluie pour plus de détails.

Faut-il prévoir des parcours différents selon les saisons ?

Oui. En hiver, les parcours en fond de vallée peuvent piéger les inversions et accumuler la pollution. En été, l’ozone culmine l’après-midi. Adapter ses parcours selon la saison — et même selon l’heure de la journée — peut réduire votre exposition tout au long de l’année.

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